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john haines, artist



"été été" is stirring. Makes me feel something paradoxical as it evokes the nature in its most ebulliant season, enlighted luxuriance, as well as it announces, with its mist sifted light and almost black and white treatment, the coming fade out to wintertime.

Pierre Magnin, Paris, France 09/23/04





Depuis 1982, John Haines a réalisé des peintures et des dessins par un procédé qu'il appelle obscurcir la lumière inspiré par le chapitre du même nom du I-Ching ou livre des changements. Obscurcir la lumière n'est ni un concept ou une affirmation théorique, c'est plutôt une tentative de répondre aux délicates questions de la peinture par la peinture elle même. De même que le travail de cette série consiste en une série d'affirmations visuelles qui nous rappellent que les concepts et la peinture sont consubstantiels. A travers le années, un certain nombre d'innovations techniques ont été mises au service des sujets qui se développent entre des artefacts rescapés (les instantanés), la science de l'optique en art (Seurat et Vermeer), ou simplement des icônes de l'environnement naturel entre la maison et l'atelier.

Le procédé de Haines est basé sur le principe de l'impression photographique, mais de la séparation et la réintégration des couleurs primaires, traduites à travers lumière air et pigments, résultent des images photographiques comparables à aucun tirage photo. De loin elles semblent avoir les détails d'une photo mais en s'approchant les détails font davantage penser au chaos rétinien, que l'on peut observer les yeux fermés, sous les paupières. Ce sont comme des agrandissement photos fixés sur la toile, non pas par la chimie, mais à la main. La trace de la couleur témoignent du danger qu'il y a a piloter un aérographe dans le noir au dessus de ces régions non répertoriées. On disait des régions non cartographiées pour des raisons météorologique "obscured by clouds" ce qu'il y a de bien c'est qu'il n'y a pas de traduction possible.

Roland Baladi, Levet, France 20.04.00



Since 1982, John Haines has made paintings and drawings through a process he calls darkening the light, inspired by a chapter of the same name in the ancient I-Ching or Book of Changes. But darkening the light is neither concept nor theoretical statement. Rather, it is a key to answering the delicate questions of painting, by painting itself. And the artworks in this series are a succession of visual statements which remind us that concepts and painting are ultimately made of the same stuff. Over the years, numerous technical innovations have been put to use as the subject matter has evolved: from rescued artifacts (the snapshot paintings), to media events (The Gulf TV War series), the science of optics in art (Seurat and Vermeer), or just icons from the natural environment between his home and studio.

Haines' process is based on the principles of photographic printmaking, but the separation and subsequent reintegration of the primary colors, translated through light, air and pigment results in photographic images that are visually comparable to no actual photographic print. From a distance they seem to have the infinite detail of a photograph but as one gets closer the details dissolve into a random constellation of lines and dots and colors, much like the image one sees with the eyes closed. They are photo enlargements fixed on the canvas, not by chemistry, but by hand. The random trace of color bears witness to the danger of piloting an air brush above the canvas, in the dark of night, into regions obscured by clouds.

Roland Baladi, Levet, France 04/20/00




© haines 2004